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lundi 8 août 2016

Newsletter du 8 août 2016




Les projets avancent, reculent, comment veux-tu, comment veux-tu que je… t’accule.
Mon projet DATACENTER est toujours en attente de réponse (déjà beaucoup de refus pour ce recueil de « micro-romans et autres nouvelles » du fait du format non-conventionnel et d’une approche narrative trop « risquée » commercialement). Près de 250 pages toniques, j’espère puissantes. A voir. Il me reste un éditeur qui n’a pas eu le temps de lire et un autre qui pense vain de tenter l’édition d’un tel format. J’ai l’option d’un éditeur en devenir, peut-être. Mais je suis impatient qu’il sorte (déjà plus de six mois à chercher un éditeur).
Si cela ne fonctionne pas, ce sera autoédition, des centaines d’exemplaires vendus par ma pomme et tous les bénéfices pour mon foyer ! Mais franchement, l’option éditeur est préférable (travail commun sur le manuscrit, prise en charge des frais, travail de promotion parfois efficace, encore que, et diffusion moins confidentielle).
Depuis dimanche, le projet « Une Ville à Deux » composé par Yentel Sanstitre et moi-même –combinaison textes/photos- s’est étoffé d’une participation dont je ne suis pas peu fier : le musicien Elastik a composé un morceau « Une Ville à Deux » pour son prochain album, et qui est totalement dans l’esprit du projet. Les photos d’UVAD (Une Ville à Deux) ont servi à créer le visuel. Disponible sur Youtube :https://www.youtube.com/watch?v=Z1kYMzq-bFw



Fin août, si tout va bien, une version « luxe » du « Manifeste de l’Acharniste », suivi d’un recueil des textes/photos d’une Ville à Deux verra le jour en version papier et numérique, distribuée dans toutes les librairies en ligne ainsi que commandable dans toutes les librairies de France. Prix estimé : 18€ (je taffe la chose en ce moment). Ce Manifeste a déjà été téléchargé ou acheté par plus de 1500 personnes, ce qui en fait un vrai succès pour un truc 100% autoédité !
Un livre censé fêter mes trente années d’écriture est bouclé avec un partenaire excellent, un graphiste hors-piste que j’adore. Pour l’instant, nous cherchons l’éditeur courageux (autant dire que c’est la merde), mais une piste sérieuse a vu le jour. A confirmer.
Deux autres projets en cours en collaboration. L’un avec un photographe (un de mes textes sur certaines de ses photos pour un livre à paraître prochainement) mais rien n’est sûr, mes écrits n’étant pas encore validés. L’autre avec un musicien et un putain de beau et gros projet que je garde au secret pour l’instant mais dont je ne serai pas peu fier. Infos d’ici quelques mois.
Enfin, j’écris toujours mon prochain roman. Bien noir, bien à ma sauce, et j’espère intéressant pour certains éditeurs dont quatre à qui j’en ai parlé et avec qui j’aimerais bosser pour ce projet.
Bonne journée ! (Commencez à économiser pour acheter toutes ces belles choses sur lesquelles je travaille !)

vendredi 3 juin 2016

Des lampes à UV pour les enfants prématurés.




Première ligne de test d’un roman/nouvelle qui verra le jour… ou pas.
Sa Porsche 924 Turbo couleur crème faisait un bruit de semi-remorque pétaradant mais s’accrochait avec souplesse au macadam de la départementale. Les années n’avaient pas raison de cette occasion dont il avait rêvé si longtemps. La salle de concert était un hangar planté au milieu des champs. Lui était accolé un aérodrome destiné aux adeptes de pilotage et aux quelques jets de vedettes acceptant de jouer ici. Ses cils retenaient la sueur qui lui coulait du front, mais ils s’avéraient insuffisants si bien que ses yeux viraient au rouge, irrités par le sel lacrymal. Le concert de Cook Robin allait débuter dans moins de vingt minutes. Il se réjouissait de revoir et d’écouter cette gloire des années 80. Il angoissait tout de même. Presque trois décennies étaient passées et il craignait que le chanteur ne soit plus qu’un vieux croulant à la voix rauque.
Le soleil virant au orange braquait rapidement vers la ligne d’horizon. Les voitures de luxe affluaient. Près de deux cents personnes avaient été triées sur le volet pour cette soirée de charité exceptionnelle en faveur d’une association soutenant le financement de lampes à UV pour les enfants prématurés. C’était une amie gendarme, Caroline, qui lui avait parlé de l’événement. Elle le savait très branché par les causes humanitaires non par idéal de charité, mais parce qu’il savait que des dames d’un âge avancé y pullulaient, esseulées, avides d’action et affamées d’affection. Ça amusait Caroline bien qu’elle ne comprenait pas très bien pourquoi un trentenaire de sa trempe, beau garçon et riche héritier remplissait ses temps libres de tels passe-temps. Ses préférences sexuelles y étaient pour beaucoup mais ça ne suffisait pas à justifier qu’il quitte son appartement confortable de banlieue nord parisienne pour gigoter sur les tubes éculés d’un groupe depuis longtemps rangé dans les oubliettes de la variété. « Si vraiment j’adore cette musique. Et c’est l’occasion de rencontrer des gens moins guindés et cons que d’habitude ».
Il gara la Porsche entre une BM noire et une Audi jaune poussin. Une trentaine de personnes faisait la queue entre la façade en tôle du bâtiment et des barrières grises. Il enfila sa veste en cachemire pourpre, réajusta sa ceinture à boucle plaquée or – Il la desserrait en conduisant, son petit bide gras pressurant son pubis, tendant son pantalon taille 42 (il se refusait à prendre une taille au-dessus) à l’extrême, compressant douloureusement ses couilles – vérifia la brillance de ses Weston à glands et se positionna derrière un couple de sexagénaires ternes. A cet instant, sa déception fut grande. Il n’aperçut pas la moindre femme ou groupe de femmes mûres. Toutes celles qui étaient là (une dizaine) étaient accompagnées d’un homme. Ça commençait mal.